
«Il n'y a actuellement pas grand-solution; on n'a plus de service animalier. C'est le néant». La réponse obtenue au 311, relativement à un problème d'animaux errants à Laval, n'est pas très loin de la réalité, témoignent des citoyens préoccupés par le problème.
C'est la réponse qu'a reçue Francine Monette, résidente de Laval témoin de l'errance de chats derrière la Rôtisserie Saint-Hubert à l'angle des boulevards Saint-Martin et des Laurentides. Le Courrier Laval a obtenu la même réponse en composant le 311.
«Le Berger Blanc continue de fournir les services de façon temporaire», indiquait Monique Lemieux, du Service de protection des citoyens de la Ville de Laval, le 3 août.
Mauvaise publicité
En avril, cette entreprise a fait l'objet d'un reportage de Radio-Canada montrant des scènes de cruauté envers les animaux. Elle n'offre plus le service de cueillette à l'aide de cages attrape sur le territoire de Laval et les gens qui veulent se départir d'animaux doivent se déplacer jusqu'à Rivière-des-Prairies, confirme-t-on au siège social montréalais du Berger Blanc.
Même si cette entreprise avait pu lui venir en aide, Mme Monette affirme qu'elle ne l'aurait pas sollicitée. «Avec la publicité qu'il y a eu... Je trouve ça effrayant.»
La dame a plutôt fait appel à d'autres ressources, comme l'organisme lavallois Opération Félix, qui gère un réseau de chats perdus et retrouvés et le Centre d'aide et de protection animalier de Laval (CAPAL), qui n'a pas encore amorcé ses opérations officiellement.
Dépassés
«Les gens sont dépassés et nous aussi», résume Danielle Leduc, bénévole d'Opération Félix. Le centre d'adoption de l'organisme est plein à craquer. Les bénévoles recueillent des chats chez eux et payent de leur poche la stérilisation et les soins, faute de dons.
Les membres du CAPAL, qui viennent tout juste de recevoir les lettres patentes de l'organisme, gèrent la même urgence avec un sentiment d'impuissance, en attendant d'obtenir le financement nécessaire au démarrage.
«On ne peut pas sauver tous les animaux de Laval. On aimerait le faire, mais on ne peut pas», dit Marie-Josée Tessier, présidente du CAPAL, qui a créé une page Facebook déjà très fréquentée.











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